Cet article présente un modèle original de dynamique des systèmes, qui vise à évaluer comment les changements dans le régime alimentaire, les pratiques agricoles, la bioénergie et la sylviculture pourraient contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Nous démontrons que des changements dans les types et les quantités d’aliments consommés et des réductions des déchets alimentaires, ainsi qu’une dynamique durable de la bioénergie et de la sylviculture, aideraient matériellement l’UE à respecter ses obligations en matière d’atténuation du changement climatique pour 2050. Nous constatons que les taux globaux d’émissions de gaz à effet de serre de l’UE-28 sont très sensibles à la balance commerciale alimentaire, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE. L’utilisation des terres elle-même est souvent sous-représentée en tant qu’option majeure pour l’atténuation du carbone dans les stratégies politiques, mais nos résultats montrent qu’elle doit devenir un élément central aligné sur la décarbonisation du système énergétique si l’on veut atteindre des niveaux significatifs d’atténuation du réchauffement.
- Le changement d’affectation des sols et la bioénergie peuvent jouer un rôle majeur dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’UE.
- Les émissions européennes de GES sont très sensibles à l’équilibre du commerce international des denrées alimentaires.
- Les changements de régime alimentaire, la réduction des déchets et la production de bioénergie à partir de résidus peuvent aider l’UE à atteindre ses objectifs en matière de gaz à effet de serre.